dans la voiture, derrière la vitre - le ciel, on dirait de la cendre, vitrifiée cette métropole, fourmilière bétonnée laissant apparaitre tunnels et poches de vie ; ici c est le gris, la bouillie. je passe mes journées à écrire et à dessiner, pour trouver le chemin de mon point de vue, autour duquel pourrait circuler l eau d une fontaine. la fatigue, c est pas grand chose. le stress n existe pas. heureusement. seule une bande neutre de discipline, mise en place dans un espace autonome, m oblige à me conformer pour développer les outils de mon craft. le midi je mange des graines. une fois par semaine, on fait de la musique dans la salle des coffres du sous-sol, au milieu des gravats. le soir, avant de lire emerson dans la couette où le chat fait son nid, je passe quelques heures sur Fallout 3, je suis complètement accro, pourtant, c est comme la vie. le ciel trop gris, les débris. bunkers, tunnels, escaliers bouchés, la bouffe radioactive et le ralenti d un headshot. les arbres me manquent, le soleil, je ne sais pas, peut-être. qu importe les avions qui tombent du ciel, navires en feu.