J’ai téléchargé la dernière version du programme, et j’ai vu la télé sur l’ordinateur. En clair, bien plus clair peut-être que sur un écran catholique, ou musulman, puisque c’est l’heure des repères identitaires.
La vache.
Je me suis dit "la vache". Techniquement, c’est très fort. Et j’ai conclu aussi qu’il était temps d’aller jouer ailleurs. Que j’ai perdu l’enthousiasme. Des milliers d’imbéciles continueront l’aventure, à écrire en ligne leurs "pensées". Les lecteurs font le tri, et tout cela ne sert à rien face au rouleau compresseur des investisseurs officiels. Je perds mon temps depuis sept ans, avec beaucoup de plaisir, puis de moins en moins, puis plus du tout. Je revends tout sur Ebay. Je ferme d’ici quelques jours. Je veux dire : je ferme totalement. C’est la grande braderie. D’ici un mois ou deux, tout aura disparu. Il restera un message d’erreur 404 quand on arrivera ici, et juste ce dernier texte explicatif, pour faire dramatique un peu, pour se donner de l’emphase.
Je n’ai pas grand-chose d’autre à ajouter. Ce n’est pas que je n’ai plus rien à dire, c’est qu’écrire là et attendre qu’il ne se passe rien ne m’enthousiasme plus. J’aurais pu parler des sacs plastique en Guadeloupe, de la fille de Villepin et du CPE, écrire sur le choix CPE/RMI, et continuer à me condamner à l’actualité et à son commentaire, ce qui est un piège évident. Le reste est récupéré à l’avenant, comme les pantalons trop larges des faux artistes, des faux rebelles, en provenance des vraies banlieues. Mon bout de web, c’est la banlieue un peu. J’aurais pu continuer à raconter les aigreurs devant l’immonde connerie qui voyait il y a encore quelques jours une fille très jolie et vers les vingt ans et même pas vulgaire lire avec passion dans le train l’un de ces magazines pipole à la con. J’aurais pu continuer à participer. Décrire l’exaspération devant les crétins qui prennent l’avion et prennent tous leurs bagages en cabine (et surtout les cartouches de clopes) pour ne pas avoir à faire la queue pour récupérer leurs valises à l’arrivée à Orly. Mais ça n’a pas beaucoup d’intérêt. J’aurais pu.
Mais non.
Il reste donc au lecteur quelques jours pour faire ses emplettes, et tout disparaîtra. (Le FTP, ça me connait ! ).
Et puis, pour rire, je me suis mis à SPIP, avec forum intégré et tout le tin-touin. Voilà, une sorte de début de blog, sauf que c’est le dernier texte, et pour de bon cette fois !
Bonjour Messire Grosse-fatigue, Je viens juste de tomber sur votre site, celui de Vandale et le collectif Contre-courants... Tout cela me semblait bien sympathique... Malheureusement il semblerait que ce soit un peu tard... Tant pis... Je comprends votre décision du reste... Je vous souhaite donc bonne route en regrettant de ne l’avoir pas croisée plus tôt...
Tang, Un collègue certifié non-conforme de l’être moderne... ;)
Bijour Missiou, et bien pour une fois qqe chose de beau et dans un sens non dénué de sens, tu nous file entre les doigts telle une étoile filante qui brille dans les confins d’un cyber espace sombre. ti vois, ti mi donne l’envie de philosopher. alors ti restes ?!
Bisous. Hakim
Kusturica, qui avait decide de conclure sa carriere par Underground, reprend du service apres avoir vu le film de BHL : c’etait trop mauvais pour que le cinema en reste la ! Quelques jours apres la CONference ouebe-tri (selectif ?) de Loic JeMeurs (de honte) transformée en Nabothon pour malade chronique a la recherche desesperee d’un fauteuil croulant, Grosse fatigue nous revient, pour parler dans le vide et nous siderer. Hasard... ou necessite !?
Et les enfants ? la sante ?
Bis, encore !
PS : Je viens de commencer le dernier Saramago sus-mentionne plus haut precedemment, c’est tout pile dans le sujet. Je me marre... de peur !
Bonjour,
Je viens de découvrir votre site. Je ne sais quoi dire mais j’avais besoin de vous parler. Je me sens moins seule. Merci. Soulagement. Découverte. Etonnement.
C.
Allez, merde, quoi ?! Jtekif. (comment resister à la passion d’un lecteur fumeur - pour l’instant, pas taper - frustré par ton absence et maîtrisant à la perfection la syntaxe et cette belle langue de François Villon ? Putain, reviens meeeeeeeeeerde.) On va pas laisser tout ça au web 2.0 et à Diam’s ?! Et l’argentique ?! ’Tain !
Reviiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiieeeeeeeeens !
Même pas cap !
Je suis en retard. En retard, en retard. Je veux la tête du chapelier.
D’un seul coup, ma planète s’éclaire. L’allumeur de réverbère est passé. Bonne nuit les Nounours. Je ne suis plus seul. Nous sommes des milliers, des milliers de petits lapins, à courir, notre p’tit cul blanc en l’air, dans le thym et la marjolaine.
Mais non. Je parle à un cadavre. Yeux dans les yeux, la tête réponds-moi : comment fais-tu pour avoir tout ce talent, le temps de tous ces textes ? Comment fais-tu pour parler de moi mieux que moi, toi qui n’es plus que le souvenir de moi ?
Pourquoi je suis toujours en retard à mes rendez-vous, moi qui suis seul au monde ? Clavier, réponds-moi !
GFA, j’ai connu des bouquetins roux et des bouquins blancs qui s’appelaient un siphon, fon mon cher Tryphon !
SPIP et Ouvaton sont dans un bateau : que reste t-il de nos amours mon cher coopérateur ?
Supplique pour ne pas être enterré vivant :
Est-il possible de laisser ce souvenir en ligne, pétrifié dans la glace de mon whisky, pour notre consommation immodérée et l’édification des futurs p’tits culs blancs que nous n’allons pas manquer de faire, nous autres, les balbutiés du verbe ?
Je vais enfin en pouvoir écrire. Sans concurrence. Quelle chance !!!
Je découvre tes textes en recherchant des explications techniques sur l’installation d’un antivirus. Quel hazard !!!
Pour le coup, je n’ai pas mes explications et je viens de perdre deux plombes à lire tes textes ou du moins une partie.
Décidément c’est pas drole !!! Ce qui est moins drole encore, c’est qu’en quelques minutes j’ai pris une grosse claque face à certaines vérités.
Je crois que je vais tout lire.
Merci pour ce petit moment d’émotion et de bonheur
Dites donc, vous écrivez drôlement bien, et sans fautes d’orthographe en plus, miséricorde. Je suis arrivée chez vous en tapant "je m’ennuie", à minuit moins une, sur google, c’est marrant, non ? DAns l’attente de votre roman dans un vrai livre à emporter pour mes gardes de nuit, (et d’ailleurs, c’est votre vrai patronyme, grosse fatigue ? ; c’est pas très pratique, tout de même, comment je vais vous reconnaître en librairie, moi ?)
A.Nonim
Et dire que je pensais etre le seul à taper je m’ennuie dans ma barre d’adresse !!!!
A l’heure pret (4h00 duu matin) on est dans le meme cas !
Salut,
en fin de compte on est beaucoup a taper je m’ennuie dans la googlebarre... Moi je réfléchissai au pourquoi du comment je n’accroche avec personne et vla t il pas que je tombe sur quelque chose qui m’accroche et qui va poutant fermer. Triste ironie du sort...
A bientot sur la route la prochaine fois je viendrai plus tot...
Salut,
en fin de compte on est beaucoup a taper je m’ennuie dans la googlebarre... Moi je réfléchissai au pourquoi du comment je n’accroche avec personne et vla t il pas que je tombe sur quelque chose qui m’accroche et qui va poutant fermer. Triste ironie du sort...
A bientot sur la route la prochaine fois je viendrai plus tot...
Bonsoir ou bonjour, je ne sais plus, il va bientot etre tres tôt en tout cas.
Comme beaucoup, je suis tombé par hasard sur votre site (aujourd’hui d’ailleur) et je suis très content de cette découverte. Du peu que j’ai lu (80pages), je trouve vos réflections sur l’existance,souvent justes, droles ou étonnantes. (pour ce que ma courte expérience de la vie m’en à appris, j’ai 23 depuis 2 jours)
j’espère que l’on va bientôt voir votre verve réaparaitre sous d’autres formes, je crois d’ailleur que l’écriture est une drogue trop dur pour pouvoir décrocher si vite.
Laissez encore votre site en ligne quelque mois, que je comble mes nuits d’insomnies volontaires ou plus s’implement que je puisse satisfaire un plaisir solitaire incoercible :
la lecture.
Merci pour les moments que me donnent vos écrits, j’y reviendrais tant qu’il y aura de la lumière.
Dommage, fini vos chroniques acérés sur un monde en décadences.....
Bon courage pour la suite, et merci pour vos analyses acides
Sans rivaliser avec la richesse de ce site et le talent de son auteur, ceux qui veulent tuer le temps entre personnes civilisées peuvent toujours se retrouver sur expressio.fr
Dommage quand même que ce site ci ait été tué par le temps, par les temps qui courrent c’est courir le risque de se faire tuer tout court !
20 ans. Un jour dans mon IUT informatique, je m’ennuis. "Caca boudin" dans google, et je tombe sur un texte de grosse fatigue sur les crottes de chien dans la rue...
C’est dommage d’arréter ! Ou du moins de fermer ...
Bonne continuation ailleurs alors !
De loin mon préféré :
" Un jour, on emmène une vieille Noire américaine dans le ghetto, ville de province française. Elle voulait voir les ghettos français. On réfléchit, on trouve un coin craignos.
On tourne.
Elle nous dit "Oh ! Flowers !". Qui plante les fleurs ici ? Les habitants du ghetto ?
Bah non, les services municipaux.
Ah. I see.
Elle nous dit "Oh, buses and post-office". On lui dit, bah, normal, "service public"...
Elle nous ask : "Is it expensive to live here ?" On lui répond, bah, pas trop, c’est des HLM, et puis y’a la CAF, les Alloc, tout ça.
Elle répond : hum, I see.
Elle nous dit : OK, mais la school is loin and not affordable je présume ?
On répond : non non, c’est public school mais c’est free pour all, et voilà voilà.
Elle nous dit : But why que les mômes d’ici se plaignent et cassent tout ?
On lui answer : well, pour faire comme aux Etats-Unis ma chère, ils ont la panoplie, faut qu’ils aient l’action, non ? "
Je suis passé régulièrement avec ce plaisir renouvellé de découvrir de nouveaux mots, de nouveaux textes. toutes ces petites situations de vies tellement réelles et pour ainsi dire communes et partagées.
dommage de perdre cà et merci
Où l’art d’arriver juste quand le patron ferme le bar. Tout moi, ça !
Pourquoi ? Comment ? Bah, presque rien. Une grande lassitude. Une accumulation de stress suite au divorce de ma fille. Alors, tout à coup, un geste FOU : google vite, je tape "sale con". Apparaît une liste, et le premier site est celui-là : "grosse fatigue". J’y vois comme un signe... Alors, je lis, je lis en me disant que, c’est sûr, cet article est consacré au mari de ma fille. Je vais trouver son nom là-dedans. D’ailleurs la description est excellente. Oui, c’est bien lui, je le reconnais, la transpiration, le portable et tout et tout...
P’tain... pas vu son nom à cet enfoiré, il y aurait donc plusieurs mecs comme le mari de ma fille ? Oh, je m’en doutais bien un peu, mais, à ce point de connerie et de méchanceté, ça me faisait du bien de penser qu’il était seul dans son cas et que ma fille n’avait vraiment pas eu de chance, et ses deux amours de petites filles non plus.
Ca ferme, dommage, je me sentais bien ici. Tout moi, ça !
Joli Papi.
Grosse fatigue s’arrête, et je réalise que ses coups de gueule, son indignation va me manquer C’était comme un privilège, de connaître cette adresse, ce blog pas comme les autres . Grosse fatigue nous parlait de désir, de la vie qui passe et qui fait parfois mal, de ce qu’il lui arrivait et qui était important dans sa vie.
Grosse fatigue s’arrête et nous interpelle par cet arrêt. Arrêtons nous aussi quelques instants, quelques jours, quelques semaines... faisons un tas, brûlons nos vieux habits, nos habitudes, toutes ces choses inutiles qu’on accumule , et retrouvons ce qu’il y a d’essentiel , une vitalité qui fait défaut dans notre monde hyper technologique
J’arrive après la bataille... dommage mais je dis : bravo Monsieur Grosse Fatigue ! Dommage mais c’est normal, je ne suis pas une acro d’internet. Je n’ai jamais surfé, sauf aujourd’hui, vraiment, parce que je voulais le trouver ce site.
J’ai déjà quelques uns de vos textes, fournis par un pote. Il me les a distillés au fil de nos conversations et j’y ai pris grand plaisir. Je les ai retrouvés ici, mais sortis de leur contexte ils me font l’effet d’une orange pressée ; il y a la peau, il y a la pulpe mais plus de jus. Alors, je vais l’inviter à continuer à me les "livrer" à domicile, à son choix, en fonction des circonstances, des humeurs, des humours, du moment, des vérités pas bonnes à dire, du temps qui passe, de l’amour, de la colère, de la peur, de la bêtise universelle, de l’ennui, de l’espoir aussi...
Décidément, j’aime beaucoup votre écriture.
Ok, tu arretes, soit, et tu fais quoi apres ? Rien, parfait.
Sans rancune, moi aussi j’ai envie de mettre la clef sous la porte et prendre des vacances.
J’arrive aux memes conclusions, et depuis aussi longtemps que toi : indecrottables.
Et je m’inquiete pour mes momes, de la meme facon.
Oh noon...
D’un autre côté, je vous comprends tout à fait et vous admire déjà d’avoir tenu si longtemps face à l’avénement du grand "je m’étale partout"...
...et votre refus d’y être associé ne peut que vous honorer.
J’espère seulement qu’un tempérament comme le vôtre trouvera d’autres biais pour exprimer (ailleurs ? mieux ?) sa grande lassitude...
Bon courage ...mais ne vous reposez pas trop : nous sommes si nombreux à nous reconnaître dans votre Fatigue...
Ma qué ! vaï
tu ne vas quand même pas fermer ce site
pense à l’internaute, explorateur de la toile, perdu dans les méandres qui recouvrera l’espoir en découvrant ton weblog, tel un cairn en montagne.
chaque pierre a son histoire, ce serait domage de perdre ces histoires...
hoy
à titre perso, j’enregistre le site, mais quid des futurs internautes qui n’auront jamais connaissance de l’oeuvre ?
Je sais comment j en suis arriver la !! mais une chose est sur ! ce site , c un site de taré ... ou de certaines personnes qui ont besoin de vider leur sacs . On y trouve de tout et n importe quoi !!! voila moi suis en arret suite a un accident de voiture , je me fais plus ou moins chier , la preuve que je sois la ..... en tps normal j ai bien autres choses a faire !!!! voila , bonne lecture a tous et bonne continuation....
ps : passez a autres choses sinon si vous etes pas deja fou ! vous allez le devenir...
UN CON disparait ...
d’autre on deja la place
flagada, degonfleurs.. et j’en passe
TOUT ne peut pas etre mis en ligne sans consequence..
et c’est pas en s’attaquant au 10 % de 4x4
mais au 90% des VL restant qu’il faille t’en prendre(au fait.. sur ma carte grise c’est noté VL aussi ;-) )
c’est sur
vaut mieux taper sur une minorité
quand on veut monter ..
ou raconter des conneries(style le 4x4 , le bourre pif dans une station !! qui croyerait ca !!sans depot plainte gratos ...mensonge par omission ??)
Personnellement, je dégonfle les pneus de toutes les voitures mal garées, et j’y ajoute un autocollant sur le pare brise.
Sans discrimination.
J’ai bon ?
Je me suis assez demandé ce que je pourrais bien m’écrire, un jour. Je veux dire : mon double. Perdre une identité, récolter le double, une sorte de faux rejeton rencontré au hasard d’un casino cheap j’imagine, complexerestaurant4ambiancesdévariées : Mediterraneo/Asia/Texas/Pizza. Je choisis l’asiatique. Décor gondolé de mauvaises laques et dragon-bougie de rigueur. Poissons-chats hépatiques dans un bocal carré, visqueux, néons bleus au plafond. Doute substantiel sur la nature du Wung-fu p.5 de la carte : "chat y es-tu ?" Baguettes jetables. Comme-les-appareils-photo-à-usage-unique. Concept nippon. Ah ? Pardon, c’est un restaurant sino-vietnamien, pas japonais. Je confonds toujours. Restaurant asiatique, donc. On-ne-sait-qui me propose d’opter pour les sushis, deuxième ligne poisseuse en haut à gauche, juste en dessous des nems, "Menu Découvertte". Le garçon est poli, un tantinet pressant, mais poli. Moue dédaigneuse quand je décline sa carte des vins. Un côtes-du-rhône cépage piquette à vingt-trois euros cinquante-cinq, je ne suis pas œnologue, mais faut pas déconner. Eau plate suffira. www.leproces.com. On m’apporte une bouteille d’Évian. Un autre m’apporte, disons. L’autre comprend encore moins le français que l’autre. Et encore moins les réclamations. Bien entendu, je laisse faire. J’imagine que je regrette après-coup et que je ne me ferais pas avoir la prochaine fois.
C’est sûr.
Voila.
J’ai fini le pdf il y a deux semaines, et en survollant les textes récents je n’en voit plus que je n’aie pas lu.
Snif.
Juste quand j’ai découvert grosse fatigue, j’ai aussi découvert plein d’autres sites tellement bien, pour la plupart morts, où sur le point, ou plus très vivaces.
Ca me laisse rêveur des possibilités du web, des options qui ne sont pas prises, du temps passé et du temps perdu a faire des choses plus ou moins inutiles, futilités, et de ce qui est pris par les commerciaux. Mais non pas pris. Il suffit de ne pas regarder, vendre sa télé, de rester dans ses favoris. Il y a quelque part la dessus, là derrière, un peu d’intelligence, il faut la chercher.
Grosse fatigue, tu m’as offert un temps de reflexion, quelque chose. Oh, ca a pas changé ma vie hein, je vais pas partir aux antilles demain pour voir les petits vieux cramer, et je vais surement pas acheter un vélo en carbone. N’empêche, je vends mon dinax 5 pour un FM2.
En tous cas, pour ce temps offert, pour cette pause de futilité dans un monde un peu trop serieux (ou l’inverse peut être) , merci.
Me reste plus qu’a finir de lire Guillermito, c’est aussi bientôt fait. Et pour après, il a plein de lien vers des trucs intelligents, d’autres, encore de quoi passer du temps et des sourires solitaires ( ?) devant l’écran.
On verra bien ce que l’avenir du web nous réserve. Et ce que je vais faire de mes nuits somnanbules.
Peut être, à un jour prochain dans la vraie vie. On se reconnaitra pas, peut être qu’on s’aimera pas. Tant pis. Les écrits, j’aime bien.
[...]
quand j’ai découvert Grosse Fatigue, c’était la première fois que je voyais sur internet un truc vraiment libre, à la fois désintéressé et futile, tout en racontant des choses bien plus intéressantes que la plupart de ce qu’on peut trouver sur le réseau (ou même ailleurs). Pas de ligne directrice, sans trop chercher à convaincre ni à apporter un quelconque service bêtement concret, pas ou peu de liens avec les copains, savourer le plaisir d’être seul maître à bord et pouvoir hurler des gros mots à la face du monde. Et tandis que l’hôte nous livre sa prose avec persévérance, on se laisse emmener par ses histoires, on apprend à le connaître, on s’y reconnaît parfois, on aperçoit ses failles, ou bien les nôtres, on se sent moins seul finalement. Cet art-là, c’est le sien unique, et au fond il en vaut bien d’autres auxquels certains mettent une majuscule.
[...] Mais voilà ce que c’est que la vraie liberté : on commence le truc pour s’amuser, on continue tant que ça nous plaît, et puis un jour on n’a plus envie, alors on arrête. C’est tout, il n’y a pas besoin de raisons, d’arguments objectifs ou non. Quand on suit cette cette idée de ne pas répondre à un besoin, à une attente, juste lancer des morceaux de liberté en l’air, sans savoir s’ils toucheront un jour quelqu’un, on n’a aucune obligation vis-à-vis de personne, au contraire : si on en avait, la liberté n’y serait plus. Alors moi je trouve que c’est la grande classe de partir comme ça, sans en faire des tonnes, au moment où on l’a décidé, sans se préoccuper du reste. Comme a dit Brel lorsqu’on lui posa la question "Mais après quoi courez-vous ?" : "Je ne cours pas derrière, je cours devant !"...
Eh bien moi ça m’a donné envie de m’y mettre, finalement.
Ce n’est pas le moment de capituler....ce n’est jamais le moment, d’ailleurs. "La vie "n’est pas "un long fleuve tranquille", c’est une bagarre dont on ne verra pas la fin, personne n’en voit jamais la fin....Il faut lutter sans espérer de miracle mais sans se décourager non plus. Je suis un silencieux sur votre site, mais la gueule ouverte tous les jours dans mon bled. Vous n’êtes pas SEUL au monde, beaucoup vous lise, vous estime et vous appuie même silencieusement...Un jour, la roue tourne...Pensez-y très fort avant de tout plaquer.
Merci d’être avec nous
J’ai découvert ce site avec Rezo.net Ce fut l’objet d’un billet... il fallut ça pour augmenter les visites, ma prose géniale fut insuffisante à attirer les foules... En tous cas c’est dommage que la fin soit proche (même si c’est comme dans les films, long...long...long...)
Juste un dernier geste et un PDF à jour, merci mon gars !
Qu’importe où et comment, bonne continuation !
"Reviens Grosse Fatigue, revieeeeens Car la France, elle a besoin de toiiiiii"
(sur l’air de JPP reviens des marionettes de l’Info).
Les chats ont sept vies ; GF peut bien en s’en payer une troisième. Car tout de même, qui ne serait pas tenté de déblatérer sur l’actualité du jour ? Tous les ingrédients sont là pour battre des records d’audience. Et même Jack Lang se lance en campagne...que demande GF pour faire son grand retour ?
Hum ... C’est comme faire le tour de ce petit parc que j’aimes bien et que je ne rate jamais quand j’ai le temps et que je passe pas loin. Y’a quelques arbres tristes, de jolies fleurs, parfois des enfants qui jouent ou des ados qui fument et jettent leur mégots par terre (mais bon, on va pas jouer les vieux cons et peut être qu’ils seraient capable de m’insulter ...). Parfois cela rallonge car j’aime prendre mon temps a regarder l’église à cote avec ses gargouilles ... j’imagine pas qu’un jour MON parc sera fermé définitivement ...
Et là, j’arrive entre deux tâches de boulot insignifiantes en me disant "tiens, y’a du soleil à la fenêtre. Allons sur le site ’machins et petites frustrations’, cela fait longtemps". Tu m’as eu, là avec la chaîne sur la grille et les arbres (avec des chenilles ...) coupés.
Merci à toi pour le temps passé et bonne continuation.
pffff... je n’ai qu’une chose a dire... c’est pas bien finnot... un peu comme les type sur leurs lits de mort ( un lit de mort finalement ce n’est qu’un lit de mot sans r )... : - merde ! oui c’est vulgaire... mais bon j’assume... merde parce que c’etait bien.. merde parce que c’etait vivant au moins.. merde encore parce que la lassitude ça sonne comme un abandon ... et que finalement dans l’abandon qui c’est qui y gagne ? ben c’est pas nous ... par nous j’entends ni toi ni moi ! et merde toujours parce que c’est pas juste... non ce n’est pas juste de nous priver ainsi d’une voix... ainsi d’une voie ... ainsi d’une parole..sous pretexe que finalement ça sert a rien et que monsieur à ses etats d’ames... je vais être violents cinqs minutes... mais finalement tes états d’ames ... nous lecteurs on s’en fou !( t’as vu je dis on est ça n’a rien d’innocent.. ) tu comprends ça ? nous lecteurs ... tes positions sur le monde fnalement...( ça se peut...) on s’en fou ! Nous ce qu’on aimait c’était un regard porté sur le monde ... et ce regard là ...quelque soit l’être qui le porte...j’entends par là quelques soit les abymes de l’âme, si tant est que l’âme existe... ben ! ce regard là ! cette voix là ! elle va nous manquer ...par manquer j’endends un manque réel... c’est à dire quelque chose qui nous aidais à vivre... Ainsi finalement que tu vives mieux sans écrire j’en suis ravis... mais sans te lire moi je vivrais moins bien et finalement je suis ravis ... mais ravis à une voix qui me permettais de supporter le monde. Je doute que tu survives à l’écrit... mais finalement je te le souhaite... d’être comme on dit un imbécile.... Heureux ! En attendant tu vas me manquer... et pas qu’un peu... je veux dire par là : tu vas me manquer vraiment ! Je te souhaite tout le meilleur de ce que le monde peut t’offrir...c’est à dire pour résumer d’être toujours pleinement vivant et en accord avec tes choix... et merci... merci sincerement pour ces mots...pour cette parole...merci d’avoir exister en quelques sorte... merci et bonne route.... et à bientot !
( j’ai fait ce que j’ai pu...c’est à dire :- j’ai dit ce que j’ai pu !)
Coluche s’est tiré et toi aussi tu te tires ?
S’il n’y a plus personne pour gueuler, ça va être d’un triste !
Et bien moi je reste et je continurais à gueuler contre les cons et tant pis si je suis le seul.
Bon vent, merci pour ta vision décapante de la vie et bonne route
Marc
Pour ceux qui se sentent des envies de poursuivre, allez là (ce n’est pas chez moi...), vous verrez qu’il y a encore des détours intéressants sur le net :
http://perso.wanadoo.fr/metasystems/Organisations.html
Boule de Laine, un homme que j’aime beaucoup, m’a dit un jour de très très grosse fatigue que son divan et lui continueraient à essayer de remettre des hommes debout - que chaque homme debout était pour lui comme un anniversaire. Je l’ai trouvé alors chrétien et chiant.
Vous semblez effectivement très fatigué. Mais pour beaucoup peut-être, vous avez été un souffle de commerce équitable dans un web de merde. Sans doute.
Bon courage, c’était la première fois que je lisais votre mélancolique prose, elle m’a plu.
Alix
mais par contre, je sais pas trop quoi dire. Dans ces cas là, c’est toujours difficile de choisir entre se taire ou pas. Alors bon je me tais pas, et je dis ce dont je ne suis pas convaincu. Vous m’avez donné plusieurs fois envie d’être amoureux pour la première fois encore, et ce fut bien agréable, puis vous m’avez aussi donnez envie d’écrire, mais je ne sais pas si je dois vous remercier pour celà. Voulez vous mon texte "péter au bain" ? (le voilà : Ah putain, péter au bain ... ..putain.. ca craint.)
Un joli livre en cadeau, pour ceux qui ne le connaisse pas : Eureka street, de Robert McLiam Wilson.
Et bonne route à tous.
Bon ben tant pis. Tout ça pour se faire désirer, pour avoir des centaines de messages de fans désolés. C’est vrai qu’on ne lui a pas dit souvent merci pendant 6 ans. On aurait dû.
Sinon, y’en a un très fatigué qui devrait penser à fermer boutique aussi. Je suis sûr qu’il y aura moins de monde sur le forum de elysee.gouv.fr pour réclamer son retour.
G.
Dans ce concert de louanges, il en faut bien une (après tout, Debussy...) :
J’ai beaucoup apprécié ce site. Les premières lectures m’ont incité à y aller de mon bavoir personnel et virtuel.
Les lectures suivantes m’ont incité à finalement replier le bavoir. Enfin, pas tout à fait, mais je suis moins bavard.
Merci pour l’oeuvre de salubrité publique.
Bordel, qu’est ce que je vais lire, maintenant, pendant mes heures de CNE de nuit ? En ces temps politiques, j’évite l’info et veut du style.
Du style, du style !
Où c’est que je vais trouver ça, maintenant ?
Connaissez vous cette histoire, je pense de Toulouse, d’une femme tellement belle qui ne pouvait plus supporter les regards ? Quand elle voulu se cacher, on la força à se montrer tout de même, une fois par semaine.
La comparaison serait peut être trop élogieuse (ça va les chevilles ?), mais elle me laisse rêveur.
Hou la la, mais qu’est ce qu’il y a comme monde, et ça discute, ça échange, ça vit tout ça... que de mots ronds envoyés, que de pensées intelligentes. Moi, j’avais mis ton site en favoris, entre la banque et le boulot, il y avait grosse fatigue. Entre le découvert et les fautes de mes minots de cm2, il y avait toi et puis un site d’astro aussi, j’aime bien lire mon avenir avec l’accent québequois. Mais ça fait moins branché. Et puis, comme je prends le train souvent, j’espérais ne jamais tomber sous ton regard perçant, j’aurais pas aimé que tu peignes la nana seule avec ses deux filles qui sûrement ne croit plus en grand chose et qui pense à quoi au fait ? Elle lit Mac Orlan. Et Djian aussi. J’aurais pas aimé mais j’aimais bien lire, c’était un miroir qui me faisait sourire, j’aimais bien aussi te voir bricoler, imaginer ta femme, que tu as l’air d’aimer, un type intelligent, beau gosse qui aime sa femme et qui a des idées sur notre aquarium. ça fait rêver. Je l’imagine pulpeuse et douce. Charmante. Tes enfants ont des prénoms à consonnance italienne. Une lointaine origine romaine ? Je fais ce que je veux avec mes images. J’étais loin d’imaginer qu’il y avait tout ce monde là entre nous. J’aime pas cette idée, ce mille feuilles dans mon dossier. Tu me trompais donc ? J’aimais pourtant bien rentrer chez toi par la fenêtre. Et puis ce mystère... mais qui est donc cet homme chez qui je me balade ? Mais à qui est ce vélo sur le porte bagages duquel je suis assise (non, je ne suis pas lourde) ? J’aimais bien aussi enquêter sur la région, j’ai pensé à Bordeaux, les lacs, Nantes, Brest ? Non, pas Brest... Chez moi, tu vois, les fenêtres sont ouvertes, l’école de musique d’à côté distille ses notes de piano hésitantes, les ballons rebondissent, mes filles crient en jouant avec les voisins dans les rues piétonnes. Je trouve d’ailleurs souvent qu’elles crient trop fort. Ma machine à laver tourne enfin, c’était le poids, tu sais, juste l’énorme auréole qui tient tout le machin. On l’ a réparé avec du gros fil de fer attaché au moteur. Elle n’a plus le droit d’essorer à plus de trois cents tours mais elle tourne. Ce soir, je vais faire une tarte à la riste avec une salade. Huile d’olive et vinaigre balsamique. Vinaigre balsamique, il y aurait de quoi écrire sur le vinaigre balsamique. C’est mercredi et je te rendais une petite visite comme ça. Et puis voilà, à la place de toi, par la fenêtre, j’ai vu tout ce monde que tu avais invité sans moi. Je me sens un peu vexée, et je comprends rien. Trop de références que je n’ai pas. Moi, ce que j’aimais c’était le quotidien écrit, la vie en mots. Pas de jugement, juste une tendresse pour l’humain, des histoires sans lendemain, un autre regard que le mien, l’espace d’un instant dans mon cerveau de gigoteuse. J’aimais bien que tu rentres dans ma tête. J’aimais bien ta pensée. Mais, j’aime pas pas être la seule. Je suis en décallage constant. Le décallage des cerveaux solitaires. Le décallage des voyageurs, ceux qui ont vécu ailleurs, à qui il ne reste plus que l’inestimable sentiment de penser autrement, d’avoir vu autrement. Pensée juste. Regard acerbe. Extra lucidité. Rien de moins pour vivre mal. Et voilà. Tout ce monde. Hou la la. Comme tu es connu et apprécié... ça te fera des jolis souvenirs tout ça. Voyage statique dans le mouvement mais au lire de tous ces gens, tu en a pris des termainisons nerveuses pour réussir à faire écrire tout ce monde... Voyage dans l’espace maintenant, rencontre et vis. Bon vent bel ange.
« Les souvenirs de voyage ressemblent un peu à la connaissance de Dieu, connaissance que l’on affaiblit en la confiant à d’autres, en la mêlant aux explications. La plupart de ceux qui reviennent au port sont, sinon tristes, du moins enclins à le devenir. On ne s’est pas aperçu de leur absence et on les accueille comme on accueille un ami qui revient d’une fin de semaine passée sur une plage normande. Alors le revenant de Colombo ou des sources de l’Amazone se replie sur sa tige comme certaines fleurs craintives quand vient la nuit. Je me rappelle un conte d’Oscar Wilde : il s’agit d’un jeune homme rêveur qui habite un petit village sans nom ; chaque soir il raconte à la veillée ce qu’il a vu dans la journée : tantôt un serpent de mer, tantôt une naïade élégante, en bref ce que son imagination lui suggère ; un jour, au bord de la mer, il voit, à n’en pas douter, une sirène, une authentique sirène enrobée d’algues ; le soir à la veillée, les gens l’interrogent : « Aujourd’hui qu’est-ce que tu as vu ? -Je n’ai rien vu », répond le poète en baissant la tête. Ce que l’on peut rêver de mieux pour le retour, c’est de revenir au point d’où l’on est parti, un jour qu’une jeune fille de Chiaia chantait : Catari Catari Pecchè me parle e’ocore me turmient Catari Nun te scurda... et de revoir cette même jeune fille à la même place et d’entendre la même chanson. »
Pierre Mac Orlan in Quais de tous les départs
C’est un peu long, mais je te devais bien ça. Tu l’entends chanter ? Écoute bien. Écoute mieux.
Emma
Salut GF,
C’était bon, c’était bien.
Grosse Fatigue est mort, vive Grosse Fatigue !
Et puis la photo, ça demande du temps et de la disponibilité... ;o)
( perso, je me suis mis à la chambre, non pas que je sois convalescent, mais photographique, le drap noir, le plan-film, l’image inversée, la pause longue, le temps, long temps... faudrait que je te montre ça, tiens. )
Bonne route à toi où que tu ailles,
A bientôt, ici ou là !
Dam
Pour une fois qu’il y avait quelqu’un qui avait des choses intéressantes à dire, pas du prêt à penser ou autres conneries du même genre ... tant pis. Juste pour dire que c’est vraiment dommage et que c’était extra.
Alors adieu grosse fatigue.
dommage ... à peine je découvrais votre merveilleux site, un comme j’aime à en trouver par hasard sur internet, qu’il ferme une semaine plus tard .
enfin, on va dire que c’est le destin, merci encore et d’avance pour les bons moments que je passerai encore grâce aux archives que vous avez eu la gentillesse de mettre à disposition .
si vous ne vous sentez plus le courage d’écrire là où ça n’a aucune répercution, essayez de garder toujours une vision des choses différente ... qui sait, peut-être qu’un jour il y aura assez de personnes à penser différemment pour changer le monde ...
... ah ! que c’est beau de rêver !
"Éloignez-vous à un jet de pierre sur la droite ou sur la gauche de cette route bien entretenue sur laquelle nous marchons, et aussitôt l’univers prend un air farouche, étrange..."
C’est gentil de laisser le pdf,
au moins,
façon clef sous le paillasson.
J’ai eu peur en arrivant.
Je comprends maintenant.
Merci pour ces bonnes années de lecture,
merci de m’avoir incité indirectement a répandre
mes propres épanchements de sinovie et
remontées de biles sur le net.
Bon courage alors.
Bonne route.
J’imprime le pdf.
Putain un arbre au moins
Toujours ça que les chenilles auront pas.
Et quand un vieux du web se met au spip il se dit que c’est la fin des pages perso. C’est injuste. Je suis un peu jeune mais je le sais depuis longtemps déjà. Je croyais être un des seuls à connaitre ce site. Je regarde la fin du message, et il y a 3 demi tonnes de commentaires, tantôt élogieux, tantôt vulgaire mais toujours dans le ton du site.
Je vis la fermeture de manière démesurément émotive. J’ai par conséquent lancé un disque de Cat Stevens pour écrire la suite et fin du message.
Je vous aimais bien pour 2 raisons. (peut être pour plus même mais disons 2)
Je vous avais trouvé parce que vous aviez laissé traîner votre commentaire sur macgeneration. Un mec qui pense différent assurément. Un MacUser est souvent un chic type.
Vous avez donné envie d’écrire. Prouvé qu’agrégé ou pas, on avait le droit d’être radoteur, méchant, triste et mélancolique. Vous avez la verve populaire. Vous faites rêver les politiques dans une certaine mesure. Un représentant d’une élite littéraire qui écrit avec proximité. Alors, aussi maladroit que l’on puisse être, on se permet un peu de gesticulation, de remuer notre pré carré.
Je vous ai toujours assimilé à mon ancien prof de français. Lui était un peu plus joyeux. Mais dans le fond c’est le même réalisme / abattement / anéantissement qui vous réunit. Des regrets d’anar’ mélé aux exaspérations concernant une jeunesse qui se suffit à penser que la maitrise du marketing mix et des diagrammes de PERT suffisent pour faire carrière. Au diable la culture, au diable l’ambition de changer un peu ce monde. Ces jeunes là, vous les détestez. Quelque part, je me déteste aussi. Je vous aurais détesté également. Je vous vois déjà nous apprendre la vie parce que vous avez été 68ard et que vous êtes désagrégé de lettres.
Mais sur le net, c’est différent. Ces amertumes quotidiennes, aussi extremes soient-elles, étaient un excellent éxutoire. Les autres en parlent encore mieux. Parce que vous êtes du web rtc, vous nous abandonnez avec ceux qui font de l’internaute un téléspectateur et avec les nouveaux riches du web 2.0. Sachez que vous avez quand même votre place. Tapez "amertume" sur del.icio.us vous verrez. Vous nous abandonnez alors qu’il y a maintenant 4 millions de skyblogs qui ne sont que des albums photos parsemés de fautes d’orthographe comme autant de traces pubertaires. A l’époque du blog livré tout cuit, on avait encore un irréductible qui construisait son site perso.
Le jeune ici présent boude. Parce que vous pourriez au moins ne pas utiliser une argumentation des plus spécieuse pour justifier votre départ. Si c’est la télé qui vous remue, vous auriez pu prendre une abonnement chez Ozone (pour peu que vous habitiez Paris) "ADSL 2 +, L’AVENIR DE L’INTERNAUTE : TÉLÉSPECTATEUR ?" http://www.ozone.net/AnnADSL2.html Il n’y a pas que des adéessellistes triple-play dans le marché. Soyez gentil pour une fois, admettez que vous partez parce que vous voulez vous occuper de vos petits enfants ou parce que vous êtes philatéliste en voyage initiatique au Népal.
J’en aurais d’autres choses à dire, mais je prends de la place. Et puis je suis décousu dans mon expression. Et puis j’ai un blog, un truc détestable. Et puis l’album de Cat Stevens est presque terminé.
Finalement, je voudrais surtout vous dire merci. C’est fait.
Atchoupitchou. (non, ce n’est pas un pseudonyme)
Quand je suis fatigué, je tape sur google une recherche avec "fatigue". Je m’interroge et lis ton texte, j’aime tes nouveaux mots. Bien sûr, tu es libre de faire ce que tu veus. Reste calme, et ne regarde pas le monde. ...Et merci pour ce moment de bonheur
Un ami, qui te veus du bien.
Alors MERCI
Ca faisait quelques années que je suivais ce feuilleton. Je me sentais moins seul alors que je bosse de l’internet, je drague sur internet, et je cause sur internet : j’avais un garde fou, le dernier. A vous lire j’etais sans doute irrécuperable, mais j’adorais rire.
Je racontrai aux enfants comment était internet à son début, et quand il a changé.
En tout cas, vraiment de tout mon coeur, merci et bon vent....
Triste départ vu de Mon PC. C’est en te lisant que j’ai voulu écrire. On-line. je suis triste donc. Une tristesse égoiste. Je me dis que si ton talent ne t’as pas mené plus loin nos maigres talinoux ne nous mèneront guère ailleurs.
Je pense à cette jeune fille qui lisait Cosmo. En l’épousant je ne pensais pas à mal.
Je pense à la fatigue devenu trops grosse ou trops lasse. Ta belle fatigue padre.
Heureusement que l’on est vendredi. Un lundi cela aurait été dévasteteur pour le dernier de nos biens : le droit d’en chier 5 jours avant l’éphémère issue.
Voilà. Puisse ton énergie et ta passion animer d’autres pores de ton être crevé mieux encore qu’ils ne firent briller ce html.
Bonne route "papa" :)
Nico Nuesblog
C’est l’histoire du grain de blé.
Pour qu’il puisse donner la vie à une plante il doit mourir dans la terre. Ainsi la fin n’est finalement qu’un début. On passe donc à autre chose, dans la continuité de ce qui a été.
C’est vrai pour la nature, peut être est ce vrai pour l’informatique...et certainement vrai pour nos vies. Apprenons à compter nos jours afin d’acquérir la sagesse. Je connais quelqu’un qui s’appelle l’Alpha et l’Omega, le début et la fin...sa sagesse ressemble à une folie...pourtant il est vrai. Y a des personnes commes ça, quand on les invites chez soi, elles ont le don de vous bouleverser. c’est comme ça.
Bonne continuation Nur le foulosophe.
Je rentre de vacances - pause à la campagne, déconnectée - une impatience : lire Grosse Fatigue et voilà : je suis fracassée... GF, je voulais juste te dire quelques mots, même s’ils ne valent rien...
Oui, tu m’as apporté un regard différent sur le monde, quand bien même je ne le partage pas toujours... Oui, c’était pour rien, mais tu sais j’aurais pris un abonnement si tu l’avais voulu... Oui, j’avais envie de t’écrire un jour, comme ça, pour te dire que j’aime te lire, et que la nuit parfois, je rêve d’être dans le même train que toi... rien qu’une fois. Oui, tu m’as apporté du plaisir, du rire, du désir.
tu vas me manquer...
Je voudrais te retrouver, dans quelques mois, dans quelques années... Un livre certainement... mais sous quelle sigature ? Dis-le, je ne veux pas te rater.
Merci pour ces trois minutes de bonheur quotidien (en moyenne, hein). Et oui, si vous êtes devenu un sujet d’article pour Télérama, je comprends votre acte, vous étiez au bord du précipice......
Bon vent
Ma femme a décidément raison ... Je me réveille toujours trop tard ;)
Je suis dans la blogosphère depuis deux mois et ça ferme déjà partout ! (bon, je sais, j’exagère, mais quandmême, ce blog avait l’air terriblement bien !)
SVP, le pdf de la totalité des écrits.... allez, juste pour le plaisir, le souvenir... Une trace comme quoi ça existe.. : autre chose que la pensée en boîte, autre chose que le contentement béat de la société de cons sans sommation qui fait des victimes chaque jour (même et sutout les enfants ! Pas de pitié !)... une trace imprimable, archivable, montrable pour les générations futures...
Allez quoi, juste ça pour les retardataires, pour les 6 derniers mois aussi. Sinon, le retour au clavier ?? Hum ??
Le PDF semble s’arrêter à septembre 2005. Six mois de vide, qu’est-ce que cela peut bien représenter dans une oeuvre ? Et puis ne vient-on pas de retrouver des partitions inconnues de Vivaldi ? C’est pas comme si Vivaldi venait de nous annoncer : j’arrête. En PDF, ça ferait combien l’oeuvre de Vivaldi amputée des six derniers mois ?
663 pages, avec table des matières et tout. 3,3 Mbytes de prose. J’aime pas tout mais je vais malgré tout mettre tout ça dans un coin de mon portable histoire de me sentir moins seul si un jour je me retrouve sans papier dans les chiottes. Sans papier, un des drames du XXIème siècle.
Une des sources du portail des copains s’est tarie. Heureusement, il reste libé et figaro (madame ?). Entre autres. Ce qui me tarabuste davantage c’est l’insupportable question du futur "J’ai de la chance" de fatigue sur goggle. Doctissimo va-t-il sauter Pratique.fr sur la ligne ? En tout cas, même google a du mal à s’en remettre et laisse grosse.fatigue trôner au bout de la recherche miraculeuse. Tant pis pour les "vrais" insomniaques. Tant mieux pour tout ceux qui savent que la fatigue est surtout cérébrale.
Ce qui est bizarre avec le PDF, c’est que ça permet d’estimer le poids relatif de ce qu’on aime et ce qu’on aime pas. On voit tout. Il y a bien 30% de texte qui ne m’amusent pas ou alors 95 % de tout bon. Sur le web, cela n’apparait pas. On lit ce qui botte, et pour le reste on prend Ctrl+End puis une pizza de gauche ou de droite selon l’humeur. C’était quand même mieux. Cela permettait de se dire qu’on est fort d’accord avec le mossieu, qu’on est pas tout seul pour du vrai et tout. 30% de texte pas lu ou à peine et qui ne le sera pas davantage cela fait une différence. Peut-être une de celles qui font la différence avec de l’édition en vraie vie ?
Mais je m’égare (pas en infraction). Qu’est-ce que je voulais dire encore ? Ah oui...
Moi je suis pour ! Un p’tit pdf des 6 derniers mois, bon c’est pas grand chose mais c’est mieux que ce vide qui m’épuise...
J’ai essayé aujourd’hui de voir si tu n’avais pas (permets moi de tutoyer, je te connais depuis tellement longtemps) changer d’avis mais bon comme dirait Corneille "Ô rage, ô désespoir", il n’y a rien de neuf sous le soleil de Grosse Fatigue.
Merci encore à toi et continue à écrire, même si nous n’en profitons plus.
JBB
Cela faisait maintenant quelques mois que nous ne lisions plus vos coups de gueule, cependant, ils nous ont accompagnés pendant quelques temps ! Mon mari vous lit depuis plus longtemps que moi, mais me faisait toujours part de vos réflexions... La première fois que j’ai lu votre blog je suis tombée sur l’article suivant : "A force de regarder mon nombril, en quête d’ailleurs , j’ai décidé il y a quelques temps d’ouvrir mon bavoir au monde entier, au milieu des colifrichets et des marchands du temple, coincé entre les poncifs.com et les dépressifs point à la ligne...".
Ca a été le coup de foudre, enfin quelqu’un qui va à contre courant j’aimerais tant avoir autant de recul et l’oeil aussi averti que vous...
Quand nous en avons discutés notre réaction a été : Fait chier ! Vous lire m’aidait, si un jour vous hésitez, surtout revenez ! Mais bon vent et bonne route.
C’est encore moi
Les choses ont fait que je n’ai pas pu me reconnecter depuis ma derniere ( mais premiere ) visite, et voilà, je trouve porte close. J’ai lu en peu les mails qui précedent celui-ci, et j’ai de plus en plus l’impression que la fermeture ferme et definitive de ce site est le drame qu’elle m’apparait ; cela dit, ils ont raison, votre choix n’appartient qu’à vous comme il nous appartient de le respecter, aussi m’inclinè-je. J’aimerai néanmoins pouvoir lire le contenu du site, qui est je crois en format PDF, car ce site survivra à sa fermeture et on parlera encore longtemps de " Grosse Fatigue ", aussi serait-il peut etre bien de laisser tout ce travail, qui ne merite de toute facon pas d’avoir été vain, accéssible en ligne - je pense que c’est ce qui était prevu dans la rubrique " ce qui a été dit " mais le document est endomagé. Je reessairai donc de me procurer les textes par le biais du site lui-même, cela-dit, si quelqu’un peut me les envoyer...
Donc voilà, je vous souhaite à mon tour une excellente continuation, et tacherai de ne pas couler dans la nostalgie d’un heureux temps révolu.
PS. mon adresse pour les textes => Dogzilla_fr@hotmail.com
Non. Rien. Bien sûr. J’espérais encore. Naïf. Imbécile ! Et prétentieux aussi. La faute un peu à Télérama, qui m’a donné 2 pages et demi et la grosse tête, dégonflée en 6 ans...
C’est pour cela le départ, tu penses bien...
Oh la la c’est une vraie grosse fatigue ça ! Allez GF tu feras autre chose de ta vie que d’être écrivain. Tu as eu du plaisir, non, pendant ces 6 ans ? Alors c’est toujours ça de pris ! ;-)
Tu satures ? Repose-toi, Grosse Fatigue.
Autre chose c’est aussi bien. En tout cas ça peut l’être. Et tu l’as été, écrivain (ah écrivain !), pendant 6 ans, c’est déjà pas mal, non ? Un nouvel écrivain des temps modernes...
Repose-toi Grosse Fatigue, tu verras bien comment... et merci pour tes textes
Fraternellement
Héloïse
Voilà que je tape http://grosse.fatigue.free.fr histoire d’enfin vérifier si la bible de mon idole est si digne d’idolâtrie que ce dernier veut bien sans cesse m’le prétende , et là je découvre un site ouaib dans le coma, sur le fil de la fin.. avec seulement un faux-rhum (dommage, un vrai n’aurait pu que m’satisfaire) pour pouvoir jouir de toutes ces supplications d’internautes aservis qui EUX, pendant 7 ans ont pu lire et relire vos sarcaseries.
Bref pour faire court, j’vais m’empresser de copier tout ces PDF (arff, plus que 2Go de mémoire) et enfin déguster à souhait ce dont on m’a si souvent rabâcher le mérite.
J’ne te connais point (encore). J’y remédie de suite.
Ju.
Ose-je croire que tu me lira... je viens de découvrir tes écrits, ça mérite une édition papier, bien plus que pas mal de "livres" d’auteurs à la mode (genre tube de l’été), peut-être qu’avec justement cette petite étincelle de foi que tu désires sans te l’avouer, peut-être aurais-tu l’envie et la fidélité suffisante pour produire des ouvrages avec un début, une fin, et une histoire entre les deux... Tu as du talent, et je ne suis pas bon public. J’aime ce ton sincère et cette profondeur dans l’humour, j’aime lire entre les lignes. J’ai "pogné" ton fichier PDF, m’autorises-tu à le mettre sur mon site avec bien sûr les précisions sur son auteur ?
Je ne sais rien de plus sur toi, n’ayant pas encore lu les 662 pages de ton oeuvre, je ne peux que te souhaiter si ce n’est le succès, au moins un peu plus de joies simples et de goût de vivre.
T’as raison, à quoi ça sert de continuer à tant s’aigrir ? Amène plus d’amour et le monde ne tournera que mieux...
Bien aimé certains de tes textes. Méchants mais drôles. Même si desespérés..
Relis Romain Gary et continue à rêver de fraternité. A force de la rêver elle finira bien par se réaliser..
Bonne suite mon frère :-)
Et zut, et crotte et flûte !
J’aurais dû lire avec plus d’assiduité...
Il me reste combien de temps pour lire TOUT ce que je n’ai PAS ENCORE lu ?
Finie alors la recherche déjà enchantée de ce site où, de temps à autre, je savais pouvoir lire ce que j’aurais moi-même tant aimé savoir trouver les mots pour l’écrire ? Finis les pincements de ventre ponctués de gloussements revanchards à la lecture des portraits brossés si finement que l’on reconnaît touTEs son/sa voisin/e (qui sommeille en nous aussi)... ?
Quoi qu’il en soit, merci ! Et j’espère un jour acheter une publication dans laquelle vous aurez pu glisser votre plume.
J’ai cru avoir lu que les textes existaient quelque part sous format pdf ?
bonjour, je ne vous connais pas, je suis tombé sur votre site par le plus grand des hasards.
ce que vous faites me plais beaucoup, et j’ai l’impression de me reconnaitre dans vos dires. vous envisagez une fermeture définitive, faites comme vous voulez, même si je trouve cela dommage, et, comme dirait un grand philosophe dont j’ai oublié le nom, gardez la banane en l’air. bonne chance
Tout passe, tout lasse. Mais non.
Peut être pas la nostalgie, la fatigue et les yeux baissés de la fin de journée, les jupes de printemps et les pluies de decembre.
Et puis grosse fatigue de temps en temps, le coup de soufle sur le moral qui va mal, qui donne le sentiment ôh combien salvateur d’être moins seul dans le quotidien. Voila donc un site qui part sans que je n’aie eu le temps de completement le découvrir, (vite, rattraper le temps perdu...) un des râres digne d’interrêt depuis bien longtemps. Depuis ma decouverte du web à tout bien réfléchir.
En hommage a GF j’irai a la grainerie et je sèmerai quelques poignées de pétales a tous les horizons.
Bonne continuation.
En relisant, de temps à autres, les articles du PDF 6, je me dis : "Quand même ! On aura eu de bons moments..."
Tu arrêtes ?
Bon ! C’est ton choix et nul autre que toi n’en peut comprendre les raisons. Et encore....
C’est la vie, rien ne dure. Et il y a bien d’autres lectures passionnantes, ici et là. Non qu’elles te remplacent parce qu’elle tiennent d’autres places.
L’entropie règne et il ne sert à rien de ramener le sable sur la plage, d’espérer redresser la Tour de Pise ou de croire qu’une recette de madeleines va ressusciter Proust.
Certaines espèces, animales ou végétales, ont disparu sans qu’on ait même connu leur existence. Toi, au moins, on sait que tu as existé, et ça rassure un peu de se dire qu’il n’y a pas que des jeanfoutres dans cet univers virtuel, pas que des marchands, pas que des donneurs de leçons, pas que... rettes ?
Juste pour la mémoire (et aussi pour le plaisir) ce serait bien que tu nous concoctes un PDF 7 avec les derniers textes absents du 6.
M’enfin... tu fais comme tu le sens.
Bon vent, bonne vie et n’oublie pas de laisser pisser le mérinos de temps en temps, ça soulage.
Eh ouais, je crois comprendre : le spectacle fait chier, le commentaire sclérose... De l’air.
Bonne route et... merci !
Et ben merde. C’est vrai qu’à voir d’où viennent les visiteurs, je comprends que t’ais eu les boules. Mais bon, quand même, t’avais des fidèles. Pas 3000 lecteurs différents tous les jours, faudrait pas exagérer - ni te prendre pour Morandini. En tous cas, moi c’était depuis Sydney, Australie. Tu me condamne à me coucher un peu plus tôt parce qu’à part Grosse Fatigue, il n’y a pas grand chose d’autre qui ai pu me clouer pendant de longues demi-heures devant mon écran.
Mais bon, au moins j’aurai l’oeil moins glauque. Et ma femme t’en sera reconnaissante, c’est certain.
Merci pour tout. Et prend bien soin de tes enfants, parce que c’est bien eux qui comptent le plus.
Boris
Salut,
sans avoir été un fan — une de mes ex l’était (et l’est peut-être toujours, d’ailleurs, pour autant que je sache), et c’est à travers elle que j’ai appris l’existence de ce site — je suis passé par curiosité de temps en temps, en essayant de voir ce que provoquait une production littéraire (appelle-la comme tu le souhaites) appréciée sur un état de fatigue généralisé — a priori ça ne t’a pas suffit. C’est à la fois dommage — peut-être aurais-tu pu finalement devenir un de ces connards qui semblent éternellement optimistes, d’ailleurs la porte n’est pas close... — et encourageant : tu sais bien que tu ne peux pas en rester là (retour aux connards mentionnés auparavant).
Et au cas où un petit Flaubert te tenterais, je me permets de te conseiller "Bouvard et Pécuchet" — ça ne te fera sans doute pas rire, mais il serait dommage que tu en gardes l’image du con qui compare l’Afghanistan à "Madame Bovary"...
Sisyphe et Atlas, ça fait beaucoup pour un seul homme, tu ne penses pas ?
Tous mes encouragements pour la suite
Je sais pas si bonjour est une entrée qui convient.
Je viens de tomber par le plus grand des hasard sur votre site, et pas par n’importe quel bout, svp, par la page sur la greffe de l’anus ! Je trouve ce site absolument merveilleux, g envie de tt lire d’un coup, comme proposé, mais bon, g malheureusement autre chose à faire. C’est alors qu