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Brčve : Les Gouttes de Dieu
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Les Gouttes de Dieu
Publiée le 29-06-2011 par Ed

Je ne suis pas fanatique de mangas, loin s’en faut, (Akira mis à part), en revanche j’aime le vin et surtout le bon vin. Et là, paf au détour d’une dégustation de clos Vougeot 2004, un des miens ami, amateur de raisin, tout comme moi, m’a ainsi fait découvrir cette incroyable œuvre que sont « les Gouttes de Dieu ».

Elavator pitch :

Shizuku Kanzaki fils d’un œnologue mondialement reconnu, apprend le soudain décès de son père. Ce dernier détenteur d'une collection de vins très convoitée, décrit dans son testament, douze grands vins, ses « douze apôtres » personnels, ainsi qu'un treizième cru mystérieux dont la perfection lui aurait fait mériter le nom de « Gouttes de Dieu ».
Une semaine avant sa mort, le père de Shizuku Kanzaki a adopté légalement Issei Tomine, un brillant mais néanmoins arrogant œnologue réputé. L’enjeu est alors simple : afin de prendre possession de l’héritage de Kanzaki père, Shizuku va devoir affronter Issei Tomine dans l’identificatio n des extraordinaires 12 vins et, bien évidement des fameuses « Gouttes de Dieux ».
Le hic : bien que doué d’un talent naturel pour la dégustation-« un nez de génie »- et élevé un amoureux de la vigne, Shizuku n’y connait rien en culture pinardesque (appellations, cépages, châteaux, …) contrairement à son adversaire qui est un maître incontesté en la matière.

Ce qu’on en pense :

Malgré le côté toujours gonflant du style manga : coups de théâtre exagérés, digressions un peu trop nombreuses (ça tire à la ligne), petites illustrations énervantes « genre mouche qui passe etc.), le graphisme reste d’un classicisme sobre, typique du style, mais disons-le, irréprochable.

Le vrai tour de force réside surtout dans l’érudition des auteurs qui parviennent au gré des péripéties de leurs protagonistes à nous transmettre leur réel amour et passion pour le vin ; une passion que le lecteur conquis que je suis, n’a pu que partager sans réserve.
Tadashi Agi (scénario) et Shu Okimoto (dessin) nous offrent en effet un vrai voyage au pays des merveilles : Mouton Rotshild 82, Ycquem 90, Vosne-romanée 1er cru Cros-Parantoux 1985, Nuits-saint-georg es 1er cru Clos des Porrets Saint-Georges, … et des dizaines d’autres.
Pour ceux qui ont eu la chance de déguster quelques bon crus de ce type : de la bonne grosse salivation à outrance lors de votre lecture.

La puissance de l’évocation graphique vous emportera de surcroît de manière extrêmement poétique à chaque expérience de dégustation vécue par les personnages lors de leur quête. On se retrouve ainsi tour à tour transporté au milieu du fameux tableau de l’Angélus de Millet, propulsé en plein carnaval de Venise et même … à un concert de queen !

Même si le snobinard boutanchophile que je suis déplore les trop nombreuses révérences faites à R. Parker l’ignoble (aaaah les ignobles du bordelais …) j’admets avoir totalement succombé à cette aventure poétique au service d’une impressionnante connaissance de l’univers et des territoires du vin : de l’Italie en passant par la Californie jusque dans les recoins des côtes du Rhône.
A boire.
Tout ceci n’engage bien sur que moi.
Buveurs d’eau allez vous faire …

Les Gouttes de Dieu


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ion_jeanpaul ion_jeanpaul (29-06-2011)
Je n'aurais jamais imaginé qu'on pouvait mettre un verre à vin sur une flamme de bougie avant d'avoir lu ce manga. Très bien pour découvrir en même temps le monde de l’œnologie et les mangas.
Ed Ed (29-06-2011)
Désolé pour le repost violent. Cela dit je maintiens mes propos.
Zib Zib (29-06-2011)
Je dois pas avoir la culture oenologique pour apprécier ce concours de bite et de pédanterie (que pourtant j'ai essayé de lire en toute bonne foie), j'ai trouvé ca ridicule à tous les niveaux. Ca m'a rappelé "le petit chef", et les jurys qui se mettent à hurler avec des litres de larmes leur giclant des yeux sur fond de bombe atomique en goutant la saveur d'un plat de nouilles.
Luis Luis (29-06-2011)
"Goûte ce vin, ferme les yeux, tu vois une jeune femme triste dans un champ de fraises. Ou alors un concert de Queen."
Ed Ed (29-06-2011)
Une fois de plus, c'est bien ce que je dis: ce manga est à mourir d'ennui si on aime pas le vin. Si on aime les mangas, j'en sais rien ,moi perso bof.
Zib Zib (29-06-2011)
Nan mais même, moi j'adore bien le pif hein, et j'aime bien les dégustations. Mais une accumulation mal branlée de lâcher de grands noms avec des "analyses" de 20 pages sans queue ni tête ponctuées de hurlements de plaisir, servi par un dessin bien pourri et avec des dialogues au style ultra prétentieux écrits par des gamins de 12 ans qui découvrent le subjonctif, non.
Ed Ed (29-06-2011)
tu exagères comme toujours. Et moi aussi j'aime bien Pif. Même si j'ai une préférence pour Pifou.
Damorax Damorax (29-06-2011)
hey ho attends c'était bien Le Petit Chef.
Ed Ed (29-06-2011)
Alors justement des grands noms oui, mais pas que. dans la mesure ou justement plein de "petits " vins sont à l'honneur. Imparfait du subjonctif : où ça ? Pour les gamins de 12 ans : certainement pas. Aucun gamin de 12 ans n'a le palais assez formé.
Damorax Damorax (29-06-2011)
ça dépend pour quoi.
Zib Zib (29-06-2011)
(hop)
Ed Ed (29-06-2011)
(ok)
Julien Julien (30-06-2011)
/me passe au loin pour compléter avec la brève précédente: [lien] Je précise qu'il n'y pas que des grands vins et que au contraire parfois la démonstration se fait plus sur des questions de terroir, de cépage que sur l'étiquette elle-même. Les protagonistes n'ayant pas les moyens de se payer de grandes bouteille ils doivent trouver des astuces pour s'en approcher, même si dans les derniers on s'éloigne un peu de cet esprit.
Ed Ed (30-06-2011)
C'est ce que je dis.
To To (01-07-2011)
Ils y'a pour moi 3 niveaux de discours autour du vin. Il y a celui que je comprend avec mon modeste petit niveau. C'est souvent celui qu'utilisent les cavistes ou mieux les éleveurs quand tu vas acheter sur place, c'est agréable, compréhensible, enrichissant et pédagogique. Puis y'a le second discours qui est celui où j'ai plus les références ("euh non, je connais pas vin"), où je comprend plus ("euh, je connais pas ce mot") ou qui ne m'est pas abordable pas les sens ("ah bah non, je la sens pas la touche de fraise des bois"). Bref, celui auquel je n'accède pas du fait des mes limites intellectuelles. Enfin il y a les 3ème discours, qui pour moi est complétement délirant, où les mecs te parlent de trucs totalement déconnectés de la réalité (c'est du vin quoi, du VIN) et partent dans des histoires aussi mythomaniaques que fantasmatiques. Ce discours là, je ne le supporte pas, et j'ai bien peur que ce manga en soit imbibé (ahah, hum...) et c'est rédhibitoire pour moi. Donc je passe même si BD + vin ça aurait pu me plaire.
Ed Ed (01-07-2011)
Mon cher vieux To, essaye quelques pages. Si ça te gonfle ok. Je ne cautionne en rien les délires d’œnologues péteux à la mord moi les burnasses mais j'insiste sur le côté sympa de cette bd. Par ailleurs, une petite remarque: avec le vin on baigne en plein dans le domaine du subjectif. Mettre des mots sur des saveurs ça reste très compliqué; comment décrire une texture, un arôme, voire plusieurs arômes ou sensations qui se succèdent en quelques instants au moment d'une dégustation ? Le recours à la métaphore (musicale, visuelle ...) ou encore à l'analogie demeure le seul recours dont nous disposons pour faire partager nos sensations avec tous les risques de pédanterie et de dévoiement que cela comporte. D'autant plus que le vin est bien une affaire de partage. Mais on peut aussi se contenter de partager son point de vue sur un Pommar 2005 par un jugement genre " c'est bon" vs. un classique " c'est à chier contre les murs dont nous sommes tous ici coutumiers.
Zib Zib (01-07-2011)
Pas d'accord du tout, les oenologues c'est pas des poètes ni des hippies hein. Y'a un discours technique, un glossaire, des conventions, une pratique qui s'apprend, un palais qui se forme. Je rejoins To sur le fait que justement recourir à la métaphore, surtout quand ca tourne à l'hallu synesthésique, c'est de la branlette pure et simple.
Ed Ed (01-07-2011)
C'est ce que je dis. Bon. On va boire un coup là ?
To To (01-07-2011)
Ed>bon, je lirai au moins le premier tome, promis De plus, je viens de regarder la liste des vins évoqués sur wikipedia, il y en a quelques uns que je connais très bien personnellement (ceux dans le coin de Beaune, ainsi que le Gigondas précisément de l'élevage Santa Duc dont j'ai acheté dans le temps de nombreuses caisses) et je suis super curieux de savoir ce qu'ils disent / font sur ces vins dans le manga. Je suis d'accord avec toi sur le fait qu'il est bien évidemment normal de passer par la métaphore quand il n'existe pas les mots, surtout quand on est dans le domaine du subjectif. Cela dit, comme le dit Zib, on est pas en terrain vierge, très loin de là. Jeune, j'ai écumé et squaté la côte d'or avec mes meilleurs amis où on a pu se constituer sur place une grande cave grâce à des liens familiaux ; on était en outre en cheville avec des éleveurs et des cavistes (on était même très potes, avec tous les avantages que ça peut avoir). Tout notre pognon passait dans le vin. C'est de cette période que je tiens ma formation au vin, et c'est de cette période que je sais que la lexicographie du vin est immense, d'une richesse et d'une précision incroyable, Au contact des pros j'y ai appris à remplacer des métaphores par les mots adéquates. Maintenant c'était qu'un hobby entre pote dans la vingtaine, ça n'a duré qu'un temps, et notre formation est finalement très succincte et humble par rapport à cette science à part entière qu'est l'eonologie (anecdote : j'ai un pote qu'a fait des études d'oenologie dans une des écoles les plus prestigieuse, le pré-requit pour intégrer la sélection sur dossier, c'était d'avoir une maîtrise - bac+4 pour les jeunes qui lisent - de chimie ; on est loin de la poésie et des arts appliqués). Tout ça pour dire que le subjectif dans la description et l'analyse d'un vin, plus on connait bien les mots du vins, plus il tend à prendre une part de plus en plus petite. Reste qu'il faut avoir le vocabulaire (je le répète, c'est loin d'être mon cas, je suis spécialisé uniquement dans la région de Beaune, la vallée du Rhone et mon lexique du vin n'excède plus qu'une 20ène de concepts au grand max). Alors c'est vrai que les choses sont chiantes et compliquées à décrire, surtout quand elles touchent à ce qui est du mouvement et de la temporalité, mais non, on est pas obligé quand on sait de quoi on parle et comment en parler, d'user de la métaphore à tout bout de champ. Je préfère infiniment le discours d'un oenologue qui utilise des mots et des concepts que je ne connais pas ou comprend pas à un guignol qui va me parler d'évocation de je ne sis quoi (enfin voilà, une fragrance en évoque une autre, celle d'un fruit, au pire celle d'un matin en forêt après une pluie d'été, mais NON, une fragrance ne va jamais évoquer quelque chose qui n'a ni odeur ni saveur, wtf???). Tiens, une autre anecdote : il m'est arrivé de me mettre une grosse mine passer du temps avec plusieurs éleveurs d'Auxey Duresse. Nous, on était jeune, on leur posait plein de questions (et on tisait les bouteilles qu'ils avaient amenés) et ils nous ont raconté des trucs cocasses. Entre autre le fait qu'ils se bidonnaient jovialement en se tapant sur les cuisses en lisant ce que les """spécialistes" "" écrivaient chaque année sur leur vins. Du et du grand n'importe quoi. Par contre ce qui les foutaient en pétard c'est quand ces """spécialistes" "" se piquaient de juger des assemblages, parce que les assemblages c'est pas une histoire de métaphore ni de belle littérature, mais le mélange d'une science exacte et de plusieurs générations d'expériences des plus pointues. Bref, pour en finir, la métaphore ou pire le délire descriptif, c'est pour moi chez ces gens le symptôme flagrant d'une limite de connaissance et de vocabulaire mélangé avec l'irrépressible désir de se la péter coute que coute, qui a raconter n'importe quoi. Reste au final, je te le concède vraiment très volontiers une part de subjectivité irréductible qui réside dans l'effet fondamental que va te faire un vin, et qui va te faire dire que tel vin t'as "troué le cul" ou que ce "Pommar m'a tuer".
Julien Julien (01-07-2011)
Bon ça reste quand même d'un manga, une oeuvre de fiction et je suis bien d'accord avec l'avis de To ou de Zib sur les délires et les descriptions extravagantes, mais ça c'est l'auteur voire le traducteur qui en rajoute des caisse alors qu'il n'est (ne sont) certainement pas oenologue. Cela constitue seulement une partie, de ce manga. On accroche ou pas. Personnellement, je passe les descriptions délirantes ce qui ne m'empêche pas de suivre la série et de l'apprécier, car tout ne tourne pas autour de cela. Pour moi, dévaloriser cette série sur ce point reviendrait à dévaloriser n'importe quelle oeuvre de SF. Je trouve au contraire que, encore une fois au delà des descriptions délirantes, c'est plutôt intelligemment fait avec le novice qui à un bon nez et les œnologue plus ou moins expert puis d'autres candides qui gravitent autour et qui nous permette à travers leurs histoires et capacités de découvrir le langage du vin, son univers (y compris les producteurs et leur histoire) et au final, ce qui est au centre de tout, le vin et de bonnes bouteilles de vins, français et italiens principalement que l'on peut pour certain, à son tour, se procurer et déguster puis se faire sa propre idée en fonction de son propre niveau et ressenti ou tout simplement apprécier tout simplement.
Luis Luis (02-07-2011)
(phrase la plus longue du monde)
Zib Zib (02-07-2011)
"dévaloriser cette série sur ce point reviendrait à dévaloriser n'importe quelle oeuvre de SF"... oooooooook.
Bob marley Bob marley (02-07-2011)
C'est la défense chubbaka.
fusy fusy (04-07-2011)
[lien] clairement.
nayrash nayrash (05-07-2011)
Dévaloriser un ouvrage de SF ? Dans quel sens ? Y'a une science exacte en SF ? Dans la mesure où tu prend tout avec distance et que t'oublies pas que c'est une oeuvre de fiction de base, j'vois pas où se fait le rapprochement. La science du vin comme l'explique To est se base en partie sur le "mélange d'une science exacte et de plusieurs générations d'expériences des plus pointues" (je résume en masse). En science fiction à part être sur de ce qui va se passer pour les siècles à venir.... Puis si tu prend un bouquin comme Spin de Robert Wilson, il s'est quand même bien fait chier (pour rester polie) à trouver une logique, des termes techniques vérifiés et justes, et quand même plein de théories vérifiés. Alors vraiment, quand t'as des bouquins comme ça, pas écrit pas le dernier Bernard weber.....
Ed Ed (05-07-2011)
To> L’œnologie est effectivement une discipline, un univers spécialisé, technique, qui a fini par générer son propre jargon (justifié ou pas) au même titre que l'ingénierie aéronautique, le développement automobile ou le secteur bancaire dont l' univers des discours foisonnent eux aussi d'acronymes imbitables et autre "globisheries" parfois ineptes et néanmoins fédératrice. (les parties prenantes s'y retrouvant en général, comme on se retrouve dans un club select) Outre le caractère cryptique du champ lexical considéré, à la manière de tous les micro-macrocosmes du monde, le secteur du vin a secrété ses papes, ses mandarins, ses rebelles, ses hors la loi, ses courants, ses absurdités snobinardes. Peu de surprise de ce côté là et vraiment pas de quoi ni s'indigner ni se gâcher le plaisir d'un bon Haute Côte de nuit. Le fait que tu aies de pratiquer les 2 côtés du miroir (amateur et producteur) t'offre la possibilité d'un regard lucide sur le sujet et c'est tout à ton honneur. Je ne suis pas dupe non plus sur le sujet. 3 choses que JE trouve justement fascinantes dans la bd en question : 1- le fait que ce soient des des japs qui causent de pinard, notamment européens, avec un degré de maîtrise technique et émotionnelle impressionnant. 2- le caractère justement accessible et sympas des évocations "sensitives" lors des passages de dégustations. 3- des petites annexes techniques sympas : cartographies des châteaux, lexique, bonnes années et surtout coups de cœurs (subjectifs donc) des auteurs
To To (05-07-2011)
Non mais je vais le lire, hein, tu m'a convaincu d'essayer
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