Douze jours en Australie
Publiée le 06-06-2008 par spinoza

John Tittensor est un obscur écrivain australien, qui a commis il y a bien longtemps "La Croisade de Carmody" , un truc rigolo et complètement dingue (des nonnes lesbiennes qui enlèvent l'urne funéraire miraculeuse d'une nana), que je n'ai lu qu'après avoir découvert (grâce à un hebdo populassier que j'ai honte de nommer ici) son dernier ouvrage : Douze jours en Australie.
Très court (une centaine de pages), il nous plonge directement dans l'écrivain et dans le grand vide qui succède au moment où sa petite fille de sept ans meurt dans un incendie, un soir que ledit écrivain sautait son institutrice, comme ça, pour s'occuper, entre la fermeture d'un bar et l'ouverture du gérant Nicolas. Dit comme ça et sans son talent, on pourrait croire qu'il va tomber dans les poncifs du genre, larmoyant, moralisateur ou dévastateur, en un mot : banal.
Pas du tout, il jette en quelques phrases une part de vérité étonnante. Bref, une énorme claque littéraire, peut-être (sûrement?) le livre de l'année.
Je n'ai pas d'extrait, donc en lien juste un verbatim pour vous montrer comment le monsieur écrit. Il paraît que la traduction française est excellente, j'en sais rien j'ai lu en engliche.
Et pour finir, sachez que c'est aussi bien que j'en parle mal, ce qui n'est pas peu dire.