Ryan Larkin
Publiée le 19-05-2008 par dragounet

C'est la brève de Typhoone qui m' a a donné envie de bréver cet artiste, dont j'ai découvert l'oeuvre à travers celle d'un autre, Chris Landreth.
Le film de Chris Landreth m'a touchée parce qu'il veut comprendre la déchéance, la fragilité d'un artiste, qui est aussi la sienne et aussi, parce qu'on sent son immense respect pour Ryan Larkin. C'est un film sur la déchéance d'un artiste, dénué de tout voyeurisme et extrêmement tendre.
En plus, le mélange animation réalité est réussi. La façon de Chris Landreth de représenter des personnages rongés, de représenter la colère de Larkin quand on lui parle de son alcoolisme ou ses expériences psychédéliques frôle selon moi le génie..
Mais là où on n'est plus dans le frôlement, mais dans le génie pur, c'est quand on regarde les anims de Larkin.
Le personnage est troublant, attachant et irritant, mais on s'en fout. Il reconnaît lui-même avoir passé des journées entières enfermé dans sa chambre à dessiner des milliers de page pour walking. Là, ce n'est plus chronophage, c'est carrément "vitalitophage".. .
Et là, je propose un troll sur l'artiste et la souffrance. D'avance, merci.
