…et POTTER révolutionna le cinéma
Publiée le 16-03-2008 par mjollnir

Mesdames et Messieurs, laissez moi vous présenter le film qui fut à l’origine de ce qui est vraisemblablement le courant loufoque le plus admirable du cinéma.
Hellzapoppin, réalisé en 1941, introduit pour la première fois au cinéma le principe du film réellement dingue, parsemé de running gags hilarants si on prête un tant soit peu d’attention aux acteurs principaux mais aussi et surtout au second plan de l’action.
Directement inspiré d’un spectacle éponyme, le film est pour le moins indescriptible dans son ensemble. Vouloir vous raconter les situations les plus hilarantes les unes que les autres m’obligerait à terminer mes phrases par un pathétique : oui mais dans le contexte, c’est drôle. Essayez donc de faire rire un auditoire en racontant une minute d’un film des Marx Brothers et vous m’aurez compris.
Réalisé par H.C. POTTER (ca ne s’invente pas) à une période où l’Amérique avait un grand besoin de divertissements, ce film s’appuie sur la personnalité de deux comédiens très connus de l’époque, Ole OLSEN et Chic JONSON. Ces deux compères brulaient les planches des salles de spectacles Américaines, au propre comme au figuré, à l’instar des frères Marx. Jouissant d’une renommée extraordinaire, ils bénéficièrent d’un budget colossal sans présenter de réel projet. Hellzapoppin a rencontré un succès très important grâce à nos deux compères mais aussi grâce à son coté comédie musicale mettant en avant des danseurs/acteurs Noirs de Lindy Hop, mouvement musical qui aujourd’hui engloberait le Rock and Roll pour la danse, le Jazz pour la musique et le Rap pour l’appartenance sociale revendiquée.
[lien] (regarder en entier)
Hellzapoppin marque un tournant important dans l’histoire du cinéma pour plusieurs raisons dont les principales sont assez visibles : Humour non-conventionnel, acteurs Noirs ayant des scènes entières sans héros blancs pour les encadrer, femmes dénudées plus que de raison au sein d’un spectacle se voulant familial (ou au moins tout public).
Les films inspirés par cet esprit libre cinématographiques sont légion. Aucun n’étant considéré comme un chef d’œuvre bien sûr, mais les multiples Y’a-t-il…, Top Secret, Mel BROOKS et autres produits qui attirent toujours une sympathie relative en sont les enfants. Il y à même un certain Georges ABITBOL qui lui doit son existence.
Il faudra aux Européens presque dix années pour découvrir ce chef d’œuvre rigolard qui, si l’on en croit Pierre DAC, à marqué le cinéma de son esprit.
Ci-joint un extrait du film suivant Hellzapoppin et réalisé avec les mêmes compères, qui vous fera patienter le temps de tele…hum, de trouver une copie du film.
[lien]