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Article : Breaking bad
Breaking bad
Publiée le 15-03-2009 par yog - 14401 clics 14401 43 coms 43


C’est toi l’enculé qui a piqué mon pantalon ?
C’est l’histoire d’un mec en slip dans le désert. Quand il ne se ballade pas à moitié à poil au milieu de nulle part, Walter White est prof de chimie. C’est son histoire que narre Breaking Bad (« prendre le mauvais chemin » ou plus couramment « partir en vrille »), une série injustement passée inaperçue en France. Pour arrondir les fins de mois et subvenir aux besoins de sa femme enceinte et de son fils handicapé, il bosse dans un carwash. Affublé d’un des bolides les plus ridicules de la création, ce moustachu taciturne au look ringard qui n’a jamais touché une clope de sa vie se réveille avec un cancer des poumons incurable et à peine deux années à vivre alors qu’il s’apprête à fêter son demi-siècle. Le jour de son anniversaire, il est le seul à ne pas rigoler, mais même sans ça, ce type déjà vaincu par la vie aurait tiré triste mine. Aux Antipodes de l’american dad crétinoïde qui l’a révélé dans Malcolm, Bryan Cranston (vu plus récemment dans How I met your mother) incarne dans Breaking Bad un anti-héros un peu gauche, mauvais menteur et maladroit. La ficelle est certes connue, elle n’en est pas moins efficace.

La drogue : une solution à tous vos problèmes


Achetez ma came bordel !
Ce gros loser va donc se mettre en quête d’un moyen rapide de se faire un gros paquet de billets pour que sa famille soit à l’abri du besoin après son décès. Que faire pour devenir riche quand on est chimiste ? La lumière va venir de son beau-frère, agent de la DEA au crâne rasé et au front bas, qu’il accompagne sur une interpellation et au cours de laquelle il voit s’échapper un de ses anciens élèves devenu dealer : il va s’associer avec lui pour fabriquer de la drogue, plus précisément la méthamphétamine la plus pure du marché.
Breaking Bad est une des bonnes surprises de 2008, qu’on doit à la chaîne américaine AMC, diffuseur de Mad Men. Elle a d’ailleurs raflé l’Emmy Award 2008 du meilleur premier rôle masculin, attribué à Bryan Cranston pour son interprétation de Walter White. Rien à voir avec Weeds, malgré le pitch un-citoyen-ordinaire se-met-à-vendre-de-la-drogue pour-faire-vivre-sa-famille. Ici, on tape dans la série presque noire, limite glauque à certains moments, et pas mal influencée par une partie des œuvres des frères Cohen : l’Amérique observé par la caméra, les décalages de situations flirtant avec l’absurde, ou encore le postulat de l’accès à la criminalité d’un homme normal, l’ambiance crépusculaire et volontiers oppressante dans laquelle baigne le tout.

Avoir le cancer rend cool


Cet homme est un dangereux trafiquant.
Le choix d’un homme atteint d’un cancer en phase terminale accentue encore le fossé qui le sépare des autres, notamment de ses proches. Au passage, le quotidien difficile des malades du cancer y est décrit de manière froide et systématique, mais surtout ultra-réaliste, avec son lot de moments pénibles, crues, mais sans pathos et très loin des seules nausées et autres pertes de cheveux qui résument le combat contre la maladie dans presque toutes les séries. Curieusement, l’annonce de son cancer équivaut pour le personnage à une libération. Sa mort annoncée balaie les interdits, les limites et la peur. Redécouvrant la possibilité de faire des choix, Walt connaît en quelque sorte une seconde naissance. Dès lors, le décalage s’accentue entre un traitement auquel il ne croit pas, l’implication de sa famille et sa nouvelle existence d’apprenti criminel. C’est d’ailleurs un des traits de génie de la série : savoir jouer sur plusieurs tableaux sans déséquilibre. Les moments intimistes s’enchaînent aux scènes d’action en plaçant l’ensemble sur un pied d’égalité.

Les fabricants de drogue vous disent merde


Cet homme n’a rien compris à l’expression "laver l’argent sale".
Donc voilà, on se retrouve avec Monsieur tout le monde qui devient trafiquant de drogue dure. Politiquement incorrect Breaking Bad ? Sans doute plus que l’immense majorité des séries américaines. Là ou l’invraisemblance des aventures de Jack Bauer gomme le côté pseudo-subversif des scènes de tortures, là où le cynisme bon teint de Weeds ne masque même pas la fausse branchitude d’une rébellion en carton-pâte, le réalisme du chemin de croix de Walter White vient donner toute sa force au propos. Si sa conscience taraude ce bon père de famille au début, les remords du citoyen modèle s’estompent bien rapidement. Il fabrique une drogue qui détruit la vie de centaines de personnes, mais s’il se réveille la nuit, c’est à cause de sa maladie, non des conséquences de sa nouvelle petite expérience de chimie amusante. Gagner du fric finit par devenir secondaire. Aller jusqu’au fond de l’abysse avec cette seconde vie non officielle devient presque l’alpha et l’oméga du temps qui reste.

Les scientifiques à lunettes sont des winners


Le maître et l’élève. Et inversement.
Le loser se transforme petit à petit en homme déterminé, dont la connaissance lui permet d’accéder, à tous les niveaux, à ce qu’il n’aurait pas pu avoir légalement et de se sortir ainsi des pires situations. Elle lui permet de fabriquer le meilleur crack d’Albuquerque, de suppléer à l’absence d’un produit par un autre produit, de savoir comment faire disparaître un corps, ou bien d’impressionner le caïd local par un tour de passe-passe scientifique. La science devient la force de Walt au sein d’un monde qui n’est pas le sien. Si la série semble reposer sur les épaules de Bryan Cranston, il ne faut pas occulter l’excellence du reste du casting. Notamment son fils, qui campe ici un adolescent nettement plus complexe et intéressant que les clichés habituels des séries US, ou encore Aaron Paul, le dealer avec lequel il forme un duo dépareillé à souhait où le rapport prof-élève change constamment, parfait dans son rôle de petit délinquant juvénile, à la fois fort en gueule et paumé, sans oublier une belle galerie de personnages secondaires assez loufoques.

En conclusion

Finesse du tableau psychologique, qualité d’écriture et de réalisation, originalité du ton, justesse des acteurs : Breaking Bad est un petit bijou noir à ne pas rater. Diffusée début 2008, la première saison ne comporte malheureusement que 7 épisodes au lieu des 9 initialement prévus ; la faute à la grève des scénaristes américains, qui a pénalisé de nombreuses séries l’an passé. Forte malgré cela de son succès, tant en termes d’audiences qu’au niveau des critiques, Breaking Bad s’offre un deuxième saison de 13 épisodes qui devrait débuter le 6 mars prochain.

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Les commentaires des membres :
- myxomatose (11-11-2011): Marrant comme pas mal de joueurs comparent phyisiquement Walter White à Gordon Freeman dans Half Life.
- le saint (10-12-2011): Je pense que c'est surtout dû à cette image [lien]
- grayns (30-09-2013): C'est fini, mais qu'est ce que c'était bien cette série !
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