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Article : La peste bleue ou l’endoctrinement de la jeunesse
La peste bleue ou l’endoctrinement de la jeunesse
Publiée le 14-12-2006 par yog - 21369 clics 21369 48 coms 48


Une jeunesse contaminée
Il était une fois, dans un pays lointain, une petite communauté qui vivait en paix et en harmonie avec la nature. De rares péripéties venaient émailler un paisible quotidien fait de périodes de travail et d’oisiveté, et la vie suivait un cours intemporel, en marge, presque, des tourments de ce monde. Et les membres de cette communauté étaient au nombre de 100. Et il avait un chef, vénérable patriarche plein de sagesse. Et ils étaient tous bleus, logeaient dans des maisons en forme de champignons et parlaient le "schtroumpf".

Créés en 1958 par le dessinateur belge Peyo, les petits êtres bleus ont bercé notre enfance avec leurs aventures aux fins parfois moralisatrices et aux déroulés toujours riche d’enseignements. Que de souvenirs ! Et pourtant… le joyeux folklore des schtroumpfs recèle, à bien y regarder, une face cachée, un côté obscur. Autarcie et collectivisme, absence de propriété privée et indifférenciation de l’individu, ça ne vous rappelle rien ? Poussons un peu l’analyse et rendons nous à l’horrible évidence : le modèle politique véhiculé par la société des schtroumpfs est un archétype d'utopie totalitaire empreinte de stalinisme et de nazisme.

Le village des nabots bleus possèdent toutes les caractéristiques de l’utopie classique : elle n’a pas de localisation géographique précise, tout le monde y est heureux, ses membres vivent ensemble en bonne intelligence, n’ont que peu de besoins, ne connaissent pas l’égoïsme, ni la haine ou la jalousie. Les aventures des schtroumpfs nous narrent les ruptures de cet état de félicité collective, dont la société n’est jamais la responsable, seulement l’agent guérisseur. Pas de monnaie chez les minus à bonnets blancs, tout fonctionne selon le bon vieux principe marxiste " de chacun selon ses besoins, à chacun selon ses moyens". Les schtroumpfs n’aiment pas l’or, source de tous les maux, littéralement diabolisé dans Le schtroumpf financier. J’y reviendrai.

Un air de kolkhoze

Les utopies n’ont jamais aboli le travail, et la société des schtroumpfs ne fait pas exception à la règle. Le labeur est exclusivement consacré aux travaux collectifs dans ce goulag miniature (réfection du pont, du barrage, agriculture, entretien du village…).

Sous ses airs de père tranquille se cache un redoutable dicateur
D’ailleurs le collectivisme s’étend à toutes le sphères de la vie des schtroumpfs : repas en commun, fêtes et spectacles où pas un ne manque à l’appel, etc. Pour diriger la manœuvre, maintenir la cohésion, solutionner tous les problèmes, éduquer le peuple et, à l’occasion, sauver la patrie du danger qui menace, une figure, une autorité morale, un petit père des schtroumpfs, un cher leader bleu omniscient et omnipotent : le grand schtroumpf. Quand il n’est pas là, c’est la chienlit. Qu’il s’absente un moment et ces cons de schtroumpfs, enfants immatures, en profitent pour cramer le village, expérimenter la monarchie, tenter d’usurper la place du patron. Sans lui, ils sont perdus. Lui seul peut organiser la vie de ces mineurs malléables. D’ailleurs, le schtroumpf à lunette le serine à longueur d’albums : "il faut toujours faire ce que dit le grand schtroumpf". Le barbu vêtu de rouge, c’est Marx, c’est Staline. Le village schtroumpf, c’est le pays des Soviets.

Evidemment, le schtroumpf à lunettes représente Trotsky. Ce rabat-joie à lunettes ne fait que critiquer ses pairs et leur donner des leçons, image collé à Trostky dans l’URSS des années 30. Il passe son temps à se faire cogner et craint souvent pour son intégrité physique, comme l’opposant assassiné sur ordre de Staline. L’avorton bigleux incarne également la figure de l’intellectuel en même temps que celle de porte-voix du grand schtroumpf et d’instrument de sa propagande. Ce personnage complexe officie également en tant que police politique du régime, surveillant les autres et menaçant en permanence de les dénoncer au big boss.

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Les commentaires des membres :
- fusy (07-02-2007): Moi je prend cet article avec tout le sérieux du monde.
- yog (08-02-2007): Je profite de la remarque de Léo pour revenir sur la question de la langue des nabots bleus et sur sa parfaite intégration au système totalitaire. L’abrutissment et le processus d’aliénation mentale à l’œuvre dans les société totalitaires s’attaque ici au vecteur de la pensée : la langue. Dans 1984, Orwell résume le mécanisme au moyen d'une géniale trouvaille : la novlangue, chaque année simplifié, qui finit par gommer toutes les subtilités de la pensée. On ne dit pas « mauvais », mais « inbon », etc. C’est plus facile. Ca finit aussi par réduire les possibilités d'expression, et même de conceptualisation des divergeances. Chez les nains, on retrouve aussi cette novlangue. On remplace le maximum de mots par « schtroumpf ». Le nombre réduit de mots suscite d’ailleurs des controverses très pauvres : doit on dire tire-bouschtroump f ou schtroumpf-boucho n ? C’est l’enjeu de la guerre civile dans Schtroumpf vert et vert schtroumpf… A la fin de cet épisode, la grand schtroumpf update d’ailleurs la novlangue en interdisant les mots composés...
- Massive (16-02-2007): marrant cette article, mais que de sérieux dans les commentaires, moi je le prends comme un bon article satirique, rien de plus. Je me suis bien marré à le lire, mais je n'irais pas décortiqué les albums de mes petit perso bleus préférés pour autant en cherchant une connotation là où il n'y en a pas forcement!
- sisi (21-02-2007): très très bonne analyse, tout ce qui est dit est assez juste, j'ajouterai qu'il existe un Achille Talon tout à fait anti-schtroumpftrès et qui est une ode au capitalime : [lien], il faut lire cette bédé!
- leo (25-02-2007): Yog, je crois que tu te schtroumpfes complètement quand tu schtroumpfes que l'utilisation de "schtroumpf" à la place des mots est une schtroumpferie totalitaire. Au contraire, ca schtroumpfe bien l'imagination ! Et puis j'ai toujours schtroumpfé les schtroumpfs composés : on sait jamais les schtroumpfer correctement au pluriel.
- nopub (26-02-2007): C'est du denial z'êtes tous des nazes, Etre naze c'est puni par la Loi, Comment réfuter le maryr des Stroupmpfs ? C'est un fait acquis, Les Azrael et autres Gagamel ont avoué leur volonté génocidaire. Déjà que être Stroupmpf, c'est pas marrant, être tout petit avec un penis bleu et une nana pour plusieurs... Tout le monde ne peut être un Saroski ! Soyons humbles et avouez vous impuissants face au péril bleu.
- el piolito (29-03-2009): Qu'en est-il de cette herbe que les nabots bleus adorent consommer. Ne serais-ce pas là une incitation à consommer de l'herbe ?
- leo (22-06-2009): Deux après, je reviens sur mes déclarations et je suis tout à fait d'accord avec Yog, y comrpis sur la Novlangue qui mériterait d'être incluse dans l'article originel, et traduit en 42 langues.
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